Poursuivre un traitement antibiotique par voie intraveineuse chez soi est possible pour de nombreux protocoles. La perfusion à domicile évite ou raccourcit une hospitalisation, avec un suivi infirmier rigoureux.
Par Solène Lacombe, infirmière D.E. · 1er septembre 2026

Certaines infections nécessitent des antibiotiques par voie intraveineuse, parfois plusieurs fois par jour et pendant plusieurs semaines. Lorsque l'état de santé le permet, ce traitement peut se poursuivre à domicile : c'est l'antibiothérapie à domicile. Elle offre un vrai confort (dormir chez soi, garder ses repères) tout en maintenant la même rigueur qu'à l'hôpital.
L'infirmière prépare et pose la perfusion sur la voie prescrite (cathéter périphérique, PICC-line ou chambre implantable) règle le débit, surveille le bon déroulement et la tolérance, puis procède au retrait ou au relais. Les passages sont organisés autour des horaires du traitement, car la régularité conditionne son efficacité.
Pour une cure courte, un cathéter périphérique peut suffire. Pour un traitement prolongé ou répété, une PICC-line ou une chambre implantable préserve le capital veineux et facilite les perfusions. Le choix est fait par l'équipe médicale selon la durée et la nature du traitement.
La manipulation d'une voie veineuse, surtout centrale, exige une asepsie stricte. À chaque passage, l'infirmière surveille le point d'insertion, la tolérance et l'apparition d'éventuels signes d'alerte (rougeur, douleur, fièvre), et signale au médecin toute anomalie.
L'antibiothérapie à domicile se construit en lien avec l'hôpital, le médecin traitant et la pharmacie, qui délivre le traitement. Cette coordination garantit que chaque dose est administrée au bon moment et que le suivi reste cohérent d'un intervenant à l'autre.