Escarres, ulcères, plaies qui tardent à cicatriser… La consultation infirmière permet une évaluation approfondie et un plan de soins adapté, avec, selon le cadre, la primo-prescription de certains pansements.

Une plaie qui ne cicatrise pas mérite une évaluation approfondie : origine, stade, signes d'infection, facteurs qui freinent la cicatrisation (circulation, appui, nutrition). C'est le point de départ d'un soin efficace.
À partir de cette évaluation, j'établis un plan de soins : type de pansement, rythme de réfection, mesures associées (décharge d'appui pour une escarre, compression pour un ulcère veineux…), et objectifs de cicatrisation.
Dans le cadre ouvert par la loi de 2025, l'infirmière peut, selon les listes officielles, primo-prescrire certains dispositifs (pansements et matériel), ce qui évite des délais inutiles. Je m'en tiens strictement au cadre en vigueur.
Sources : définition officielle de l'Ordre National des Infirmiers, loi n° 2025-581 du 27 juin 2025, décret n° 2025-1306 du 24 décembre 2025.
L'évolution de la plaie est tracée et transmise à votre médecin ; en l'absence d'amélioration, une orientation (spécialiste, avis vasculaire) est proposée.
Une plaie cicatrisée ne signe pas toujours la fin du problème : sans mesures adaptées, une escarre ou un ulcère peut réapparaître. La prévention fait donc partie intégrante du soin, et elle dépend de l'origine de la plaie.
Pour une escarre, il s'agit de soulager les points d'appui : changements de position réguliers, matelas adapté, surveillance quotidienne de la peau aux zones à risque (talons, sacrum). Pour un ulcère veineux, la compression et la mobilisation soutiennent le retour veineux. Dans tous les cas, une bonne hydratation, une alimentation suffisamment riche en protéines et le contrôle des facteurs aggravants (diabète, tabac) favorisent une peau plus résistante. Je vous explique ces mesures et je les adapte à votre situation.