Chez une personne qui reste longtemps allongée, la peau est mise à rude épreuve. Quelques gestes de prévention, répétés au quotidien, limitent nettement le risque d'escarre.
Par Solène Lacombe, infirmière D.E. · 29 septembre 2026

Lorsqu'une personne reste immobile, la pression prolongée sur certaines zones du corps réduit la circulation sanguine et prive la peau d'oxygène. C'est ainsi que naissent les escarres, des lésions qui peuvent s'aggraver rapidement et qu'il vaut toujours mieux prévenir que traiter. Le grand âge, la dénutrition et l'humidité augmentent encore ce risque.
Les escarres apparaissent surtout aux points d'appui : le sacrum (bas du dos), les talons, les hanches, les coudes et l'arrière de la tête. Ces zones méritent une attention particulière, plusieurs fois par jour, pour repérer une rougeur qui ne s'efface pas, premier signe d'alerte.
Changer régulièrement de position, installer des supports adaptés (coussins, matelas), garder la peau propre et sèche, veiller à une bonne hydratation et à une alimentation suffisante : ces gestes simples, répétés, réduisent nettement le risque d'escarre. Éviter les plis de draps et les frottements compte aussi.
Une rougeur persistante sur un point d'appui, qui ne blanchit pas à la pression, doit alerter ; parfois s'y ajoutent une chaleur, une induration ou une douleur. À ce stade, une prise en charge rapide évite l'aggravation. La peau des personnes fragiles doit être examinée à chaque soin.
Lors des soins d'hygiène, l'infirmière observe l'état de la peau, surveille les points d'appui, adapte la prévention et coordonne, si besoin, l'installation de matériel adapté. Au moindre signe préoccupant, elle alerte le médecin pour agir sans attendre.