Surveiller sa glycémie, adapter son alimentation, rester actif : quelques repères simples pour garder l'équilibre, jour après jour, avec l'appui d'un suivi infirmier à domicile.
Par Solène Lacombe, infirmière D.E. · 18 août 2026

Le diabète se vit au quotidien plus qu'il ne se « soigne » ponctuellement. L'objectif est de maintenir une glycémie stable pour prévenir les complications à long terme (yeux, reins, cœur, pieds). Cet équilibre repose sur trois piliers (la surveillance, l'alimentation et l'activité physique) auxquels s'ajoute, lorsque c'est nécessaire, le traitement. À domicile, un passage infirmier régulier aide à tenir cette ligne, surtout quand les gestes sont difficiles à réaliser seul.
Le contrôle de la glycémie capillaire permet d'ajuster le traitement et de repérer les écarts avant qu'ils ne deviennent problématiques. Selon la prescription, il peut être réalisé une ou plusieurs fois par jour. À domicile, l'infirmière peut effectuer ce contrôle, administrer l'insuline aux doses prescrites, tenir un carnet de suivi et transmettre les résultats à votre médecin traitant ou votre diabétologue.
Une alimentation équilibrée (en limitant les sucres rapides et en privilégiant les fibres) et une activité physique régulière, même modérée, aident à stabiliser la glycémie. Une simple marche quotidienne de trente minutes a un effet réel. Ces habitudes comptent autant que le traitement et se construisent dans la durée, sans bouleverser vos plaisirs.
Chez la personne diabétique, la sensibilité des pieds peut diminuer : une petite plaie passe alors inaperçue et risque de s'aggraver. L'examen régulier des pieds fait partie du suivi. Il s'agit de repérer rougeurs, ampoules ou fissures, de porter des chaussures adaptées et de consulter au moindre doute.
Savoir réagir vite est essentiel. L'hypoglycémie (sueurs, tremblements, fatigue brutale, sensation de faim) se corrige rapidement par un apport en sucre. L'hyperglycémie (soif intense, envies fréquentes d'uriner, fatigue) doit être surveillée et signalée. Apprendre ces signes, pour soi et pour ses proches, permet d'anticiper ; les épisodes répétés sont transmis au médecin pour adapter le traitement.